You are here

Voyager avec des enfants

AVANT DE PARTIR

Voyager avec des enfants augmente l’exposition aux risques d’être obligé d’annuler ses vacances avant le départ. Une varicelle, une otite, une crise d’appendicite… et les projets de vacances en famille tombent à l’eau ! C’est la raison pour laquelle il ne faut jamais hésiter à souscrire une assurance annulation lorsque l‘on part avec des enfants. Ainsi, si vous devez annuler, vous serez remboursé des frais retenus par votre voyagiste.

Pour tout connaître sur l’assurance annulation : http://www.europ-assistance.fr/fr/voyage/assurance-annulation-voyage

PRENDRE L'AVION

Conditions d’âge

Les compagnies aériennes refusent le transport des nouveau-nés de moins de sept jours.

Problèmes de santé

Les changements de pression résultant de la descente en avion peuvent occasionner des maux d’oreilles importants aux enfants.
Il existe cependant des moyens simples qui permettent d’atténuer les symptômes :

  • Faites boire l’enfant pendant la descente, donnez-lui à mastiquer un chewing-gum.
  • S’il est enrhumé, instillez des gouttes nasales une demi-heure avant l’atterrissage.
  • Si votre enfant souffre d’une otite, prenez un avis médical avant le départ car il peut s’agir d’une contre-indication au vol.

VACCINATIONS

Si un nourrisson ou un enfant voyage, il faut vérifier la validité des vaccinations habituelles (DTP, ROR, coqueluche, grippe).
D’autres vaccinations peuvent être conseillées (méningite, hépatite A et B, typhoïde, fièvre jaune, méningite, tuberculose, rage) en fonction de la destination et du type de séjour.
Il faut donc consulter le pédiatre au minimum 2 à 3 mois avant le départ afin de programmer les vaccinations nécessaires.

En ce qui concerne les vaccins " exotiques ", voici les principales recommandations :

  • La vaccination contre la typhoïde n’est pas recommandée pour les enfants en-dessous de 2 ans : elle n’est pas dangereuse, mais inefficace. Attention, l’immunité n’est acquise que deux à trois semaines après l’injection.
  • La vaccination contre la fièvre jaune n’est jamais exigée pour un enfant de moins d’un an. Cependant, elle peut être pratiquée à partir de 6 mois, voire dès la reprise du poids de naissance si l’enfant est particulièrement exposé.
  • La vaccination contre l’hépatite A peut être pratiquée à partir de l’âge d’un an, et l’injection doit être réalisée au moins 15 jours avant le départ, avec un rappel 6 mois plus tard pour étendre la protection à dix ans. Cependant, pour les nourrissons de moins d’un an particulièrement exposés, on peut utiliser des immunoglobulines qui les doteront d’une immunité de 4 à 6 mois.
  • La vaccination contre les méningites à méningocoques est déconseillée avant l’âge de 18 mois ; cette limite peut être ramenée à 6 mois en cas de nécessité. Le vaccin est administré en une seule injection, et l’immunité est acquise dix jours après l’injection, pour quatre ans environ.
  • La vaccination contre la rage est recommandée chez les enfants à partir du moment où ils commencent à marcher ; la maladie est mortelle à 100% à compter du moment où les premiers symptômes ont été observés.
  • La vaccination contre l’encéphalite japonaise est possible à partir de l’âge d’un an (demi-dose pour les enfants entre 1 et 3 ans).
  • La vaccination contre l’encéphalite à tiques est possible pour les enfants à partir de 3 ans (demi-dose pour les enfants entre 3 et 16 ans).

AFFECTIONS COURANTES

Diarrhées

Les enfants sont très sensibles aux maladies gastro-intestinales, car ils n’ont pas d’immunité naturelle et qu’ils ont tendance à porter facilement des objets ou leurs mains souillées à la bouche. De surcroît, les enfants se déshydratent plus rapidement que les adultes.

Afin de minimiser le risque de diarrhée, il est important de contrôler les aliments consommés par son enfant. Pour cela, suivez ces quelques conseils :

  • Les fruits et légumes doivent être cuits ou bien lavés et pelés.
  • Afin d’éviter toute tentation, apportez avec vous quelques snacks que vos enfants pourront grignoter sans être tentés par les étals des vendeurs de rue, qui sont à éviter absolument.
  • Les viandes et poissons doivent être bien cuits et mangés immédiatement après leur cuisson.
  • Utilisez toujours de l’eau purifiée, que ce soit pour la préparation des aliments et des glaçons ou pour le brossage de dents.
  • Faites attention à bien vous laver les mains et à désinfecter les jouets et tétines de votre enfant.
    Le principal risque consécutif à une diarrhée est que votre enfant se déshydrate, surtout s’il souffre également de fièvres (température supérieure à 38,5°C) ou de vomissements.

On reconnaît un enfant déshydraté aux symptômes suivants :

  • agitation, dans les cas modérés, puis somnolence dans les cas les plus sévères,
  • accélération et affaiblissement du pouls,
  • yeux et fontanelle concaves,
  • absence de larmes, peu ou pas d’urine,
  • muqueuses sèches,
  • peau desséchée (si l’on pince la peau, le pli reste marqué),
  • perte de poids (on considère que la déshydratation est grave si la perte de poids est supérieure à 10%).

Il est donc prudent de se munir d’une solution de réhydratation par voie orale ; à défaut d’en avoir apportée une avec vous, on en trouve dans les pharmacies de la quasi-totalité des pays en voie de développement.

Faites attention à respecter scrupuleusement le mode de préparation de la solution. Celle-ci devra être consommée dans les 12 heures suivant sa préparation, et donnée à l’enfant tant que la déshydratation persiste.
Un enfant ou un nourrisson qui vomit la solution de réhydratation finit généralement par l’accepter si elle lui est administrée à la cuillère ou par petites gorgées.
Au besoin, il est possible de préparer soi-même une solution en diluant 6 cuillerées à café rases de sucre et une demi-cuillérée à café de sel dans un litre d’eau potable.

Parasites

Les enfants ont plus de chances que les adultes d’être en contact avec le sol et se trouvent donc à ce titre plus exposés à une multitude de parasites. Il est donc important de faire porter aux enfants des chaussures dans toutes les circonstances, y compris dans l’eau, et de les faire jouer sur un drap ou une serviette plutôt que directement par terre.

Les vêtements qui ont séché au grand air doivent être repassés afin d’éviter qu’ils ne soient contaminés par des larves ou des parasites.

Animaux

Les enfants sont particulièrement exposés aux animaux, donc aux risques de rage.
En outre, en raison de leur petite taille, ils peuvent subir de graves morsures car leur visage et leur cou sont particulièrement exposés.Il est donc capital d’expliquer aux enfants qu’ils ne doivent pas s’approcher des animaux.

En cas de morsure, nettoyez-la à l’eau et au savon et évaluez rapidement l’opportunité d’une prophylaxie contre la rage.

EAU

La noyade est la seconde cause de décès chez les voyageurs mineurs. Il est donc essentiel de surveiller vos enfants à chaque instant.
Des dispositifs de sécurité adaptés (bouées, manchons gonflables...) n’étant pas toujours disponibles à l’étranger, il est plus prudent de les apporter avec vous.

Par ailleurs, l’eau est un vecteur pour de nombreux parasites et affections gastriques. Il est donc prudent d’interdire à vos enfants de se baigner dans de l’eau non traitée. En mer, faites-leur porter des chaussons de protection afin qu’ils ne se blessent pas les pieds.

SOLEIL

Les enfants ont la peau fragile et sont particulièrement sensibles au soleil.
Celui-ci est particulièrement fort à proximité de l’équateur ou en altitude, au milieu de la journée (entre 10 et 16 heures) et lorsqu’il est reflété, que ce soit par l’eau ou par la neige.

Un coup de soleil sur un nourrisson est considéré comme un cas d’urgence médical et requiert un avis médical.

ALTITUDE

Le mal aigu des montagnes peut se déclarer chez l’enfant de manière insidieuse : il peut simplement se traduire par une grande fatigue dont l’enfant se plaint plusieurs heures après l’ascension.

PREVENTION

Si vous voyagez dans une zone impaludée, prévoyez une chimioprophylaxie adaptée, en gardant à l’esprit que :

  • La méfloquine est contre-indiquée chez les enfants de moins de 15 kg.
  • La doxycyline est contre-indiquée chez les enfants de moins de 8 ans.
  • L’association Nivaquine-paludrine est contre-indiquée chez les enfants de moins de 15 ans.
  • L’association atovaquone-proguanil est contre-indiquée chez les enfants de moins de 11 kg.

Il est également important d’éviter les piqûres de moustique. Attention toutefois : les répulsifs applicables à même la peau ne sont pas utilisables chez l’enfant en raison de leur toxicité.
Renseignez-vous auprès de votre pharmacien afin de savoir quels sont les produits adaptés à votre enfant.

Si vous utilisez un spray, ne pulvérisez pas directement sur le visage et la tête de l’enfant, car il risquerait d’inhaler le produit.Pulvérisez vos mains puis appliquez-les sur son visage.
Si vous pulvérisez du produit sur les mains de votre enfant, insistez pour qu’il ne les porte pas à sa bouche.

PHARMACIE

Il est vivement conseillé de prendre avec soi une petite pharmacie de voyage contenant les éléments suivants :

  • solution désinfectante et pansements,
  • pommades protectrices, lotions hydratantes,
  • solutions de réhydratation sous forme de poudre ou de comprimés à diluer dans l’eau bouillie,
  • médicaments contre la fièvre (en gouttes ou comprimé),
  • gouttes nasales,
  • eventuellement antiallergiques et antibiotiques, sur avis médical,
  • médicaments contre le mal de voyage,
  • crème solaire à indice de protection élevé.

Pensez également à vous munir de chapeaux, lunettes de soleil, chaussures fermées, produits anti-moustiques et moustiquaires.

Pourquoi une assurance voyage ?


Pour parer aux imprévus lors de vos voyages privés ou professionnels (avion manqué, perte de bagages ou de papier, souci de santé…), le mieux est d’être bien assuré !


Découvrez nos assurances Voyage


Rapatriement, frais médicaux, annulation, ratage d’avion...
Avec Europ Assistance, profitez de vos vacances, nous nous occupons du reste !