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A quand une meilleure coordination des soins ?

02/07/2014 - Il est parfois étonnant de constater que le bon sens de l’opinion publique s’accorde avec les recommandations des observateurs les mieux éclairés. Et cette harmonie est d’autant plus remarquable lorsqu’elle touche à des sujets aussi complexes que les préconisations en matière de santé.

Ainsi, à la veille de l’ouverture de la 2e édition des Salons de la santé et de l’autonomie à la porte de Versailles, la Fédération Hospitalière de France  livrait, le lundi 19 mai, les résultats d’un sondage, commandé à Ipsos, intitulé  « Observatoire de l’égalité d’accès aux soins ».

Parmi ces résultats, on notera  outre un sentiment d’inquiétude grandissant chez les Français, également une attente de solutions dont voici un exemple sur la coordination des soins (ainsi résumé dans le communiqué de presse de la FHF) 

  • « Dans ce contexte, les Français pensent que leur système de santé possède une marge de progression et d’efficience : la communication et la coordination entre les médecins hospitaliers et libéraux pourraient être nettement améliorées. »

ou encore

  • « Point important : Une grande majorité des sondés considère que les prescriptions de médicaments mais aussi de nombreux actes paraissent inutiles ou redondants ».

Cela fait écho à d’autres propos... Interrogé il y a peu par Europ Assistance, sur la façon de mettre réellement le patient au cœur du système de santé, Docteur Alain Ducardonnet, cardiologue et journaliste spécialiste des questions de santé, détaillait pour nous deux préconisations :

  • « Un temps décrié, la notion de « médecin traitant » est aujourd’hui quasi unanimement saluée comme une évidence. Dans la perspective d’une meilleure coordination des soins, c’est un progrès incontestable. Le second progrès reste malheureusement à construire : c’est le dossier médical personnel. Serpent de mer, sa création achoppe sur un écueil juridique, la protection des données médicales et technique, la concurrence entre plusieurs systèmes possibles. C’est très dommage, car on tient là une solution évidente pour maîtriser les dépenses de santé en évitant des soins inutiles ».

Un autre observateur avisé, Philippe Cahen, prospectiviste, indiquait quant à lui à propos du Dossier Médical Personnel (DMP) :

  • « En France, le projet du Dossier Médical Personnel (DMP) semble enterré, mais il est pourtant une évidence. IBM, Orange, Google l’ont bien compris. Que pèsent les questions de confidentialité face à la possibilité de sauver des vies humaines ? Réduire le risque médical devrait être une priorité absolue. Or, pour quiconque voyage à l’étranger notamment, ce dossier médical consultable en ligne par un médecin ou un infirmier peut clairement vous sauver la vie. ».

Face à un tel consensus, qu’attend-on précisément pour agir ?