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Point sur l’épidémie du virus EBOLA

17/10/2014 - Depuis plusieurs mois, l'épidémie Ebola s'étend en Afrique de l'Ouest et fait les gros titres de l'actualité. Qu'est-ce que le virus Ebola et comment se transmet-il ?  Quels sont les pays concernés et quelles sont les recommandations pour les voyageurs ?*

La maladie

Le nom ‘Ebola’ provient d’une rivière de la République Démocratique du Congo, où la maladie est apparue pour la première fois en 1976. Le dangereux virus Ebola cause des infections qui donnent des fièvres hémorragiques : apparition brutale de fièvre, douleurs musculaires, maux de tête,… suivis par des vomissements, diarrhées, problèmes rénaux et hépatiques et parfois des hémorragies internes et externes.

10 points essentiels

  1. Le virus Ebola n’est pas naturellement présent en Europe. A ce jour, une seule personne, professionnelle de santé a été infectée en dehors du continent africain en soignant un malade en Espagne.
  2. Les personnes infectées ne peuvent pas transmettre le virus avant le début des symptômes.
  3. La transmission du virus nécessite un contact physique rapproché avec une personne infectée présentant des symptômes ou un contact avec des surfaces souillées par les liquides biologiques de la personne (vomissements, linge par exemple).
  4. Le virus Ebola n’est pas transmis par voie aérienne comme la grippe (dans les transports en commun, par exemple), ni par des vecteurs tels que les insectes.
  5. La durée d’incubation de la maladie (période entre la contamination et le début des symptômes) est habituellement de quelques jours mais peut durer jusqu’à 3 semaines.
  6. Les hémorragies ne sont pas présentes au début de la maladie, mais peuvent apparaître au bout de quelques jours, quand la maladie évolue.
  7. Le virus est détruit par les solutions hydro-alcooliques (pour la peau) et par l’eau de javel diluée à 0,5% (pour les surfaces).
  8. Il n’existe à ce jour pas de vaccin ni de médicaments spécifiques d’efficacité prouvée contre l’infection.
  9. Il n’existe pas de moyen permettant de dépister ou de diagnostiquer l’infection avant le début des symptômes.
  10. La prise en charge des personnes malades le plus tôt possible après le début des symptômes augmente les chances d’évolution favorable de la maladie

Les pays touchés

Au 10 octobre 2014, 8 396 cas (suspects, probables et confirmés) et 4 032 décès ont été rapportés dans 4 pays d'Afrique de l'Ouest (Guinée, Sierra-Léone, Libéria et Nigéria). L’épidémie poursuit sa progression. Les données relevées n’informent que sur la partie décelée et mesurée de la réalité. Aucune estimation n’est faite sur le nombre réel de cas  ni de décès. L’évolution mesurée de l’épidémie continue à suivre une croissance exponentielle pour le moment.

À noter qu’à partir du samedi 18 octobre 2014, les contrôles sanitaires des passagers en provenance de Conacky seront renforcés au terminal 2E de l'aéroport Paris Roissy-Charles-de-Gaulle.

Les recommandations

Sauf raison impérative, il est recommandé de suspendre tout projet de voyage dans les pays où des cas de fièvre hémorragique à virus Ebola sont avérés (Guinée, Sierra Leone, Libéria, Nigéria).

Les voyageurs qui ne peuvent pas différer leurs déplacements en raison d’impératifs doivent rigoureusement suivre les recommandations pour prévenir tout risque d’exposition. Les travailleurs sanitaires doivent être spécifiquement entrainés avant de prendre en charge des patients infectés.

Les expatriés dont la présence sur place n’est pas indispensable sont invités à regagner leur territoire national.

En l’absence de traitement efficace ou de vaccin pour l’homme, la mise en œuvre et le respect des mesures de protection à prendre à titre individuel sont le seul moyen de prévenir l’infection :

  • Éviter de se déplacer ou de séjourner dans les zones de foyer de l’épidémie ;
  • Respecter les consignes des autorités locales ;
  • Respecter les règles d’hygiène de base et, notamment, se laver fréquemment les mains avec du savon ou une solution hydro-alcoolique ; éviter de serrer les mains de toutes personnes ;
  • Éviter tout contact rapproché avec des personnes ayant une forte fièvre ;
  • Éviter tout contact avec des animaux sauvages (singes, chauves-souris…) vivants ou morts ;
  • Ne pas consommer, ni manipuler de viande de brousse ;
  • Les produits animaux (sang, viande, lait…) doivent être cuits soigneusement avant d’être consommés.

Les personnes qui présenteraient, dans un pays où circule le virus, une forte fièvre (supérieure à 38,5°C) d’apparition brutale doivent immédiatement contacter les services de l’ambassade ainsi qu’un médecin.

Les personnes qui rentrent d’un pays où circule le virus et qui présenteraient une forte fièvre (supérieure à 38,5°C) d’apparition brutale doivent :

  • Dans le cas où ces symptômes se développent à bord de l’avion, informer immédiatement les personnels navigants ;
  • Dans le cas où les symptômes se développent dans les 21 jours après leur retour, contacter immédiatement un médecin en mentionnant leur voyage.

Pour plus d’informations

OMS : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs103/fr/

InVS : http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Fievre-hemorragique-virale-FHV-a-virus-Ebola

Ministère de la Santé : http://ebola.sante.gouv.fr/que-faire-si/

Ministère des Affaires Etrangères : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/infos-pratiques-20973/article/virus-ebola-guinee-forestiere

*Sources : OMS et InVS.