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15ème baromètre vacances Ipsos - Europ Assistance

Communiqué de presse du 3 juin 2015

En 2015, davantage d’Européens pourront partir en vacances d’été (60%, + 6 pts par rapport à 2014).

Les Français, notamment, seront plus nombreux à partir en vacances d’été (63%, +5 pts par rapport à 2014).

Le covoiturage et l’échange de logements entre particuliers émergent comme de nouvelles pratiques touristiques, en particulier auprès de certaines catégories de population.

Réalisée par Ipsos à la demande du Groupe Europ Assistance auprès d’un échantillon de 3 510 Européens (Français, Allemands, Britanniques, Italiens, Espagnols, Belges et Autrichiens), cette enquête de référence réalisée par téléphone et publiée pour la quinzième année consécutive, vise à estimer chaque année les intentions de départ des ressortissants des pays concernés, leurs motivations, les destinations et les types de séjours privilégiés.

En 2015, une dynamique positive dans la plupart des pays européens

En 2015, après trois années de baisse ou de stagnation, les intentions de départ en vacances d’été repartent à la hausse chez les Européens : 60% déclarent qu’ils partiront cet été, soit 6 points de plus qu’en 2014. Cette hausse concerne les Européens qui ne partiront qu’une seule fois pendant l’été, signe que ceux qui devaient renoncer aux vacances sont un peu plus nombreux à pouvoir les envisager désormais.

En 2015, les écarts entre les pays tendent à se réduire, les intentions de départ des Européens retrouvant une certaine homogénéité :

  • Les pays les plus affectés ces dernières années voient les intentions de départ repartir nettement à la hausse : c’est le cas en Espagne (+18 pts, 60%), en Italie (+8 pts à 60%), et en Belgique (+10 pts, 57%)
  • La France et l’Allemagne, qui avaient reculé dans de plus faibles proportions, retrouvent également des niveaux plus importants (respectivement +5 pts, 63% et +6 pts à 62%)
  • Le Royaume-Uni se maintient à 55 % tandis que l’Autriche perd quelques points après un pic en 2014 (-6 pts, 62%)

Un budget vacances qui s’annonce un peu moins serré pour la moyenne des Européens, avec des contrastes qui restent cependant importants entre les pays

Parallèlement à cette embellie sur les intentions de départ, les Européens retrouvent un peu plus d’aisance sur leur budget vacances. Le budget moyen des Européens de la zone euro s’élèvera cette année à 2 390 €, soit 180€ de plus que l’année dernière.

La légère tendance haussière concerne surtout les Européens des pays disposant déjà des budgets les plus élevés : l’Allemagne (2 457 €, +60 €) et l’Autriche (2 610 €, +68 €).

Hors zone euro, c’est au Royaume-Uni que la hausse est la plus substantielle : 3 081 €, +149 €.

En revanche, dans les pays latins, la tendance est plutôt au maintien ou à une légère diminution du budget : la France (2 181 €, -46 €), l’Espagne (1719 €, =), l’Italie (1708 €, -90 €). Pour les Européens des pays latins qui renoueront avec les vacances cette année, celles-ci resteront donc contraintes par un budget limité.

Promesse de dépaysement et de détente, le bord de mer a la préférence de la majorité des Européens, tandis que la montagne séduit chaque année un peu plus

Les Européens rêvent inlassablement de vacances les pieds dans l’eau : 62% de ceux qui partiront cet été envisagent un séjour balnéaire, un taux stable par rapport à 2014. Cette préférence marquée est à mettre en regard de l’envie de détente que manifestent fortement les vacanciers, qui sont deux fois plus nombreux à privilégier le repos (60%) aux activités et à la découverte (34%).

Parallèlement à ces constantes du baromètre, la tendance observée l’année dernière d’une plus grande part de vacanciers séduits par un séjour à la montagne en été se confirme (14% en 2013, 18% en 2014, 20% en 2015).

Tourisme intracommunautaire et intérieur prévaudront encore cette année

Les Européens sont encore un peu plus nombreux cette année à envisager de voyager en Europe (79%, + 3 pts par rapport à 2014) tandis qu’ils restent près de 4 sur 10 à souhaiter passer leurs vacances d’été dans leur propre pays.

L’attraction pour les pays du Sud de l’Europe ne se dément pas : la France, l’Italie et l’Espagne demeurent de loin les trois destinations les plus prisées (respectivement 16%, 17% et 18%), la péninsule ibérique enregistrant une hausse de 5 pts par rapport à l’an passé.

Comme chaque année, les Allemands, les Britanniques, les Autrichiens et les Belges privilégient les vacances hors de leurs frontières (respectivement 59%, 61%, 67% et 71%) à l’inverse des Français, des Italiens et des Espagnols qui ont pour habitude de séjourner dans leurs pays, dans le cadre d’un tourisme régional (56%, 62%, 65%).

Covoiturage et échange de logements : l’émergence de nouvelles pratiques touristiques

15% des Européens se déclarent cette année intéressés par le covoiturage (nouvel indicateur). Ce sont les jeunes qui manifestent le plus d’intérêt : jusqu’à près de 30% des 18-24 ans, et un quart des 25-34 ans. C’est également le cas des personnes en recherche d’emploi (24%) et des Européens disposant d’un budget inférieur à 1000 euros pour leurs vacances (29%). 

A noter que les personnes, qui ont l’habitude d’improviser leurs vacances en décidant à la dernière minute de leur destination de voyage, sont également davantage séduites par la possibilité du covoiturage (20%).

L’échange de logements entre particuliers pendant les vacances séduit également 1 Européen sur 10. Si les jeunes et les foyers à budget vacances limité se montrent là aussi plus intéressés que la moyenne (respectivement 23% et 19%), ce sont aussi les familles qui considèrent ce mode d’hébergement comme une solution économique intéressante (18% des familles avec 2 enfants et 26% des familles de trois enfants et plus).

On relève que les vacanciers qui envisagent de passer un séjour en ville regardent également avec intérêt ce mode d’hébergement (19%).

A noter cette année que les locations saisonnières augmentent légèrement (70%, + 3 pts par rapport à 2014). Cette hausse concerne principalement les Allemands (77%, + 7 pts).

En 2015, des Européens davantage préoccupés par le risque d’attentat, et en particulier les Français

Au moment des vacances, les risques pour sa santé et celle des proches restent le sujet de préoccupation premier (71% et 68%), devant le risque de perte des effets personnels (64%).

On observe cette année une augmentation sensible de la préoccupation à l’égard des risques d’attentat, de 5 pts à 51%. L’augmentation concerne les personnes qui se disent « très » préoccupées (37% vs 31% en 2014).

Ainsi, sous l’effet des attentats du mois de janvier, les Français expriment beaucoup plus d’inquiétude à l’égard du risque d’attentat que l’année dernière : 38% se disent très préoccupés, soit 10 pts de plus qu’en 2014. L’augmentation est également forte auprès des Italiens (+ 18 pts à 44%).

Cette enquête a été réalisée par téléphone entre le 9 février et le 23 mars 2015 au domicile des personnes interrogées et selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage, région et taille d’agglomération).