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Une part accrue des Européens ne partira pas en vacances cet été

Communiqué de presse du 18 mai 2016

 

Après l’embellie de l’année dernière, les intentions de départ en vacances d’été repartent à la baisse cette année dans la plupart des pays européens. 57 % des Français envisagent de partir cet été, soit un recul de 6 pts par rapport à 2015. La tendance se vérifie dans les autres pays :  - 7 pts auprès des Allemands (55%), - 11 pts pour les Espagnols (49%), - 8 pts chez les Italiens (52 %), et - 10 pts auprès des Belges (47 %). Seule l’Autriche fait figure d’exception avec un taux stable par rapport à l’année dernière (63 %, + 1 pt).

La situation outre-Atlantique apparaît plus positive : les Américains et les Brésiliens affichent des taux supérieurs (respectivement 61 % et 64 %), proches des niveaux observés l’année dernière dans les pays européens.

Un poste « vacances » impacté par la baisse du pouvoir d’achat pour les ménages les plus modestes

C’est en Europe du Sud que la tendance est la plus lourde : 35 % des Italiens et 26 % des Espagnols ne seront pas en mesure de financer des vacances cette année, contre 20 % des Français et 15 % des Belges.

Le budget « vacances » apparaît, en effet, comme l’un des postes les plus difficiles à maintenir pour les Européens modestes : 21 % des ouvriers et des retraités déclarent qu’ils renonceront à ce poste budgétaire en 2016, contre seulement 11 % des cadres et 13 % des employés. 

Le budget moyen des Européens qui partiront en vacances se maintient globalement alors que le tourisme local se renforce dans les pays latins

Bien que le budget moyen des pays d’Europe du Sud tend à augmenter cette année, 2 045 € en Italie (+ 337 €) et 1 886 € en Espagne (+ 167 €), celui-ci reste sensiblement inférieur à la moyenne européenne (2 247 €). Cela explique que le poste « budget » demeure parmi les trois premiers facteurs jouant un rôle essentiel dans le choix de la destination des résidents des pays d’Europe du Sud.

Le budget des Français se situe quant à lui exactement à la moyenne cette année, à 2 233 €. Ces derniers sont les vacanciers qui partent le plus longtemps l’été avec une moyenne de 2,5 semaines, contre 2,1 semaines en moyenne en Europe.

En termes de destinations, des changements sont perceptibles par rapport à l’année dernière dans les pays latins, où la tendance est à un renforcement du tourisme local : 64 % des Français envisagent de rester en France pour les vacances (+ 7 pts par rapport à 2015), 69 % des Espagnols (+ 4 pts), et 74 % des Italiens (+ 12 pts).

La préoccupation à l’égard du risque d’attentat arrive juste après celle sur le climat

Si le facteur « climat » reste le principal facteur d’influence sur le choix de la destination (42 %), le risque d’attentat arrive juste derrière (40 %). En France et en Italie, les taux sont légèrement inférieurs à la moyenne (37 % respectivement) et c’est en Belgique qu’il est le plus bas (23 %).

Certains pays seront plus particulièrement évités cette année par les vacanciers européens qui prennent en compte le risque terroriste dans leur choix de destination : les vacanciers français éviteront ainsi en majorité l’Egypte et les pays du Maghreb (47 % d’entre eux), comme les vacanciers espagnols et italiens (21 %). La France est quant à elle évitée par les Brésiliens (36 %), les Américains (20 %) et les Italiens  (17 %, ex aequo avec l’Egypte).

Les Français mieux assurés contre les risques que la moyenne des Européens

Face aux risques, les Français sont globalement mieux couverts que la moyenne des Européens, notamment pour un problème concernant leur domicile pendant leur absence (91 % contre 57 %). Viennent ensuite un problème de santé les touchant eux-mêmes ou une personne qui les accompagne (85 %), une panne de véhicule (80 %), la perte d’effets personnels (71 %) ou un accident de transport (69 %).

Enfin, il est intéressant de noter que 13 % des Européens expliquent être couverts par un contrat d’assurance contre le risque d’attentats alors que ce taux s’élève à 29 % parmi les Français.

Mode d’hébergement : l’exception française, ou le succès des locations saisonnières

Alors que l’hôtel reste la solution d’hébergement envisagée par la majorité des vacanciers européens, américains et brésiliens, les Français se distinguent par une préférence marquée pour la location saisonnière : 38 % d’entre eux ont l’intention de louer un appartement ou une maison pour leurs vacances d’été, alors que ce taux se situe entre 20 % et 30 % pour l’ensemble des autres pays. En outre, les Français sont les plus intéressés par la location d’un logement de vacances directement auprès d’un particulier (46 % contre 34 % en moyenne pour les Européens, 38 % pour les Américains et 36 % pour les Brésiliens).

 

Note aux rédactions

Réalisée par Ipsos à la demande du Groupe Europ Assistance auprès d’un échantillon de 3 000 Européens (Français, Allemands, Italiens, Espagnols, Belges et Autrichiens), cette enquête de référence réalisée par téléphone et publiée pour la seizième année consécutive, vise à estimer chaque année les intentions de départ des ressortissants des pays concernés, leurs motivations, les destinations et les types de séjours privilégiés. En 2016, l’enquête a également été conduite pour la première fois aux Etats-Unis et au Brésil dans la perspective de comparer les pratiques des estivants (échantillons de 750 individus interrogés via Internet dans chacun de ces deux pays).

Cette enquête a été réalisée par téléphone et par Internet entre le 23 mars et le 2 mai 2016 selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage, région et taille d’agglomération).

Elle est disponible sur www.europ-assistance.com.